Pérou (3): Petits tours dans les cordillères

1- Ballades autour de Huaraz

Huaraz: le « Chamonix » du pérou, les sommets de la Cordillera Blanca sont à portée de sac-à-dos (et pas… de vélo… !!).

D’abord, petite excursion sur le site pré-inca de Chavin, (daté d’il y a 3000 ans), une culture à l’origine de toutes les civilisations suivantes, y compris des incas, adepte des décoctions hallucinogène à base de suc de cactus San Pedro.

Perso, on n’a pas goûté…

cactus de San Pedro, pour les adeptes du shamanisme et des hallucinations

 

 

pierre de Chavin, sculture de plus de 3000 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre jour, on se fait la descente en vélo du col Portachuelo de Langanuco (4800m), au pied d’un géant, le Huascaran (6768m), plus haut sommet du Pérou. Les vélos de voyage sont un peu raides pour cette descente, des VTT auraient été bien pratiques…

Portachuelo de Laganuco, 4700 metres d’altitude. Miam la bonne descente

ils sont pas beaux ces lacets

 

devant le Huascaran, sommet du Pérou

c’est parti

 

pourquoi aller dans les îles quans on a cela

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la descente, rencontre d’une artiste in-ter-na-tionale, en plein tournage d’un vidéo clip : Janet ! Elle nous invite à poser et à danser avec elle pour son clip, avec vélos et montagnes en arrière plan !!

bientôt dans le video-clip de JANET ! vas-y Oliv, déhanche (Janet Ceniros, « la perle de Huanuco »)

qui veut se taper un cuy cru ( cuy : cochon d’inde, photo à montrer à vos enfants s’ils vous bassinent pour avoir un cochon d’inde)

 

ou du maïs

sinon, la tête de mouton nous rapelle agréablement les étals d’Asie centrale

Après le départ d’Olivier, Nicolas me rejoint pour profiter un peu de ces magnifiques cordillères.

arrivée de Nicolas et petite randonée a la laguna Churup

2- Trek autour de la cordillère de Huayhuash

Huayhuash, en Quechua (la langue inca, pas la marque de vêtements de montagne…), cela veut dire « viscache », un animal, sorte de croisement entre un lapin et un écureuil, qui vit dans les rochers en altitude.

C’est en mode confort, avec une agence, que nous partons marcher 9 jours autour de cette cordillère de Huayhuash. Peu de touristes en ce début de saison. Une bonne surprise, ce sont des mules et des ânes qui porterons le matériel. Après  les différents problèmes avec les porteurs  au Népal, nous en avons rêvé avec Cathy au Népal,: « les mules, au moins, on peut les fouetter ». Elles doivent le sentir, car elles seront toujours très rapides et arriveront bien avant nous à chaque étape.

pas de porteur mais des mules ! ma grande, t’as intérêt a filer droit, sinon, je m’occupe de ton cas

grandes montagnes pour les petits et pour les grands

 

on est pas bien, là

 

les truites pèchées pas Dino, notre muletier

 

au secours Brigitte, il y a un touriste qui m’a menacé si je fais mal mon boulot

 

Le truc un peu énervant, c’est le racket pseudo-légal des randonneurs par les communautés locales. Le directeur nous avait prévenu avant le trek: « Autour de Huayhuash, il n’y a pas d’entrée de parc national à payer comme dans la Cordillère Blanche, mais chaque communauté demande un petit quelque chose. Cela permet, à l’opposé de la Cordillère Blanche où rien n’est fait pour améliorer les routes, que les communautés aménagent et entretiennent elles-mêmes les sentier et les aires de « bivouac ». Mouais… loin de ce discours digne de celui d’un top model d’un office de tourisme, sur place on constate des sentiers boueux peu amménagés, des aires de campement parfois dégueulasses (les premiers fautifs, j’en conviens, sont certains touristes n’emportent pas les emballages: que c’est lourd un emballage, comparé à la nourriture qu’il y avait dedans !).  Chaque fois que nous entrons dans le territoire d’un communauté locale, il faut acheter un « boleto touristico » dont les prix prennent 30% chaque année, alors que les guides nous affirment que rien n’est fait depuis 4 ans. Parfois, nous ne faisons que traverser une communauté sans y camper, et là, racket toujours. L’argument: payer pour la vue ! Ils prennent vraiment Pachamama (la déesse-terre inca) pour une prostituée, ces communautés sans respect; même à Amsterdam, regarder c’est gratuit. Bien sur, nous négocions ferme (voir ne payons pas) avec ces proxénètes profanes, pour éviter les augmentations de prix faramineuses, et leur apprendre un peu que dans le tourisme: les personnes paient quand il y a un service.

Je ne suis pas contre donner quelques chose pour faire vivre un peu les communautés, mais cet argent ne leur profite pas, et est disporportionné (jusqu’à 60 000 euros par an par communauté, somme énorme pour le Perou). Celle-ci l va a payer les « maires » et diverse réunions de communautés, embaucher des « secrétaires » (pour faire quoi? ces communautés sont minuscules, pas de mairie, pas d’école,… ), et payer des personnes pour braquer les touristes (personnes qui feraient bien de ramasser les quelques détritus et arranger un peu les camps avant de demander de l’argent). Bref, un vrai microcosme politique. Dans le temps, le racket avait un peu plus de classe, il y avait des arcs et des flèches, quelques fusils, de l’action; maintenant, c’est sans aucun charme. Cela ne nous empèchent pas de profiter plainement du trek.

premier col (petit col, 4800m)

 

le festival des lagunes et des 6000 commence

 

un peu de reverse cayoning

 

ben ces fameux détours valent le coup d’oeil

 

technique de Nico pour pêcher la truite, la veste rouge flashy pour attirer le poisson (résultat, aucun poisson, ils doivent préférer le jaune)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

petit déjeuner face à 6 6000

Au milieu, le Siula Grande, la montagne à gravir impérativement avec un couteau pour couper la corde si un boulet se pendouille à l’autre extrêmité ( c’est la montagne de  »La Mort suspendue », de Joe Simpson, livre et film cultes pour les non-connaisseurs).

Après un an de pâtes rapides, pain, et pique-niques assez simples, j’apprécie pleinement les repas concoctés par notre guide Miguel (truites pêchées dans les lagunes, escabeche de poulet, salades composées le midi, cancha, …).

3 lagunes et 2 clampins

les seuls qui nettoient un peu les camps, ce sont les chiens

 

un peu de neige devant la cordillère de Raura

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

Coté météo, c’est beau temps le matin, et quasi tous les jours, juste après être arrivés sous la tente mess, la pluie commence à tomber. Nous serons quand même pris sous la neige/grèle/pluie une après-midi.

Les sources chaudes à mi trek profitent pleinement à notre hygiène.

premier col à 5000

 

et deuxième

mini pouce

 

ni vue ni truites ce jour là

Le dernier jour, nous assisterons à la cuisson du pachamanca, viande et patates cuites aux pierres chaudes dans la terre.

pour la pachamanca, d’abord faire chauffer les pierres pendant une heure

 

mettre la viande epicée aux herbes (avec le papier), les patates, et recouvrir avec les pierres

 

on étouffe tout cela avec de l’herbe

 

et hop, buen provecho

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier jour, lever a 4heures, pour marcher tôt et prendre le bus local de retour (où je me ferait tirer mon appareil photo accroché a l’extérieur du sac, cela doit être un des racketteur du trek qui n’a pas aimé mon opposition et qui m’a suivi jusque là). C’est aussi ça le Pérou.

3- Pisco - comment ? – Pisco Sour

De retour à Huaraz, nous partons pour un sommet facile de la Cordillère Blanche, le Pisco (5760m, il est encore un peu trop tôt en saison pour les 6000).

objectif en vue

 Le refuge à 4600 n’est pas encore gardé, nous sommes la 2ème équipe de la saison à aller au sommet. Nous squattons les 10m2 du « refuge d’hivers ». Bon malgré quelques soucis cumulés ( rage de dents, rhume-bronchite, intestins en vrac, insomnies-apnées du sommeil), je parviens à me lever  à 1h, et hop, 2h de marche sans de la moraine pourrie, et sur un glacier morainique. Cette maudite frontale BD (pour ne pas citer la marque) ne veut pas fonctionner, je marche à la lueur de la pleine lune. Puis, enfin le vrai glacier. Le recul glaciaire est particulièrement impressionnant dans cette zone montagneuse tropicale ( SVP, afin de préserver ces beaux itinéraires glaciaires, limitez vos émissions de CO2, en arrêtant de voyager en avion, en surveillant votre alimentation, …. cf le site manicore).

Ca caille sérieusement à partir de 5000 m, et je rajoute la grosse doudoune pour continuer. Pas de grosse difficulté, les crevasses sont bien bouchées, la neige est déjà bien ferme, pas encore de glace. Seuls les quelques pentes raides poussent notre mécanique respiratoire en surchauffe.

enfin quelques rayons

 

les raidillons ramonnent un peu les poumons

 

ça grimpouille

 

pente sommitale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Panorama grandiose au sommet, et nous faisons des photos dans tous les sens.

et c’est parti pour des photos dans tous les sens au sommet

 

avec notre guide Lucio (ou surnom: « 3/4 avant » )

 

avec  Miguel, son assistant  qui était notre guide de randonnée (surnom: « demi arrière » )

 

 

 

 

 

 

au milieu, c’est l’Artesontaju, le sommet de la paramount ( vue de l’autre coté dans le trailer)

 

bye bye Pisco, Hello Pisco Sour ( cocktail à base de Pisco, très addictogène)

 

Retour normalement prévu le lendemain, mais nous souhaitons redescendre le jour même. Miguel redescendra le lendemain avec le muletier et les affaires. Avec Lucio et Nicolas, nous cherchons un véhicule pour redescendre. Un taxi-break nous offre de la place… dans son coffre !! : près les grands espaces, nous passons une heure et demie à 3 recroquevillés dans un coffre sur une piste cahoteuse…

dernier jour face à la cordillère blanche

 

à bientôt

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