De Santiago à La Paz

Arrivé a Calama, a 100 km de San Pedro d’Atacama, la météo commence à contrarier mes projets: les orages quotidiens, et les pluies diluviennes ont engendré des inondations. Moi qui croyais que le désert d’Atacama était un des plus arides au mondes, avec des périodes de 3 années sans pluie.  Les routes autour de San Pedro sont coupées pour au final une semaine. Changement d’itineraire: je remonte tout au nord du Chili, à Arica, et verrai s’il est possible de redescendre jusqu’à San Pedro d’Atacama, en passant autour du Salar d’Uyuni, et par le sud Lipez.

port d’Arica

L’occasion de nager dans la pacifique sur les plages d’Arica

Ensuite, je monte tranquillement sur l’altiplano. Une journée à +2700 m, dans un désert aride sans aucun point d’eau me désèche un peu. La végétation se résume à quelques cactus candélabres, captant l´humidité par leur branches. Plus haut, la végétation commence a réapparaitre, les pluies se faisant plus fréquentes avec l’altitude.

géoglyphes de Puconchile

en route pour l’altiplano

 

cactus candélabre

 

 

OK, avec ces paysages, j’arrête de me plaindre

Carnaval a Putre, village perché a 3500m.

Putre

Carnaval de Putre

 

Je termine la montée sur l’altiplano chilien, et roule avec Carrie et Matthew, rencontrés sur la route. Sur l’altiplano, les orages commencent, avec un bruit de tolle ondulée, genre un semi remorque de tolle ondulée qui viendrait de chuter et fracasser le sol. Pause, nous essayons d’attendre que l’orage passe, de deviner sa direction.

Un petit créneau méteo ce matin pour admirer la vue sur la Parinacota.

Parinacota

laguna Chunguvara

 Frontière bolivienne: au revoir le Chili, pays mercenaire, qui a sacrifié son nord aux mines, engendrant des polutions des eaux diverses ( au choix selon les emplacements des mines: borax, arsenic, manganèse, sans parler du cyanure et mercure utilisé pour les mines d’or). Le sud avec toute cette magnifique région de la careterra australe pourrait en pâtir, car l’industrie minière est très gourmande en électricité, et un grand projet de barrages hydro-électriques pourrait défigurer ces paysages, avoir de sérieux impacts sur la faune, sans parler des miliers de kilomètres de lignes à haute tension. Si cette électricité était destinée à la population, pourquoi pas, mais en fait, la consomation « ménagère » ne représent que 30 à  50 % de l’électricité produite, les mines en consommant 50 %. Bref, ce projet de barrages a pour but de soutenir les projets pharaoniques d’expansion de l’industrie minière chilienne.

La méteo ne me donne aucune envie de bifurquer au sud pour rejoindre les salars inondés de Copaïssa et Uyuni. et hop, direction La Paz.

Orages toujours, aux abords du Sajama

à gauche vous avez tous reconnu la Sajama

Nuit dans un poste de santé d’un petit hameau, l’infirmière se rendant en moto dans les maisons isolées de des patients. Les pathologies les plus fréquentes en Bolivie reflètent bien le niveau de vie de la population : tuberculose ( qui éparge en partie l’altiplano, en raison de l’altitude: enfin, voilà un effet positif de l’hypoxie) dénutrition et malnutrition chez les enfants, pathologies infectieuses gastro-intestinales parasitaires, et bien sur, la silicose des mineurs, leur espérance de vie après entrée à la mine étant de 15 ans.

Sajama, un faux sommet car en haut c’est un grand plateau ou il s’est déja déroulé une partie de foot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

il est pas beau ce bivouac ,un peu moins le landemain après toute une nuit d’orage quand la tente baigne dans l’eau

 

 

 

 

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Une réponse à De Santiago à La Paz

  1. cathie dit :

    cela faisait un bout de temps que l on attendait de tes nouvelles p tit frere
    je suis allee en haut du parinacota il y a 2 ans ( j en ai c….).
    Ils sont rigolos les lamas avec leurs pompons !
    A l epoque ou j y etais, c etait bien sec (mi/fin mai)
    Finallement tu n as fait le salar ( a priori non car beaucoup de pluie)?

    Continue bien ton periple avec tous tes nombreux et chers compagnons
    Je pense bien souvent a toi
    bises
    cathie

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